Bibliographie
Elle n'est pas (encore) exhaustive !!!

1) Les livres
• Psychotic Reactions (& autres carburateurs flingués) de Lester Bangs (Tristan, 1996)

Lester Bangs parle de Peter Laughner dans le New York Rocker d'octobre 1977 à l'occasion de sa mort. Froid dans le dos !
(chapitre 5 - p. 313 à 321)

L'encyclopédie du Rock sous la direction de Michael Heatley (Hors Collection, 1996)

Une biographie succincte du groupe.
(p. 83)

Le Rock, Dico Illustré sous la direction de Yann Plougastel (Larousse, 1997)

 

Une présentation rapide et "classique" du groupe. Brian Wilson et Captain Beefheart sont cités comme influence.
(p. 291)

Le Rock de A à Z de Jean-Marie Leduc et Jean-Noël Ogouz (Albin Michel, 1999)

Pere Ubu également présenté à la lettre P (tiens !) dans cet autre dictionnaire.
(p. 504)

Dictionnaire du Rock, sous la direction de Michka Assayas (Robert Laffont, Coll. Bouquins, 2000)


PERE UBU y est classé dans le genre "groupe de rock et musique inclassable américain" !
L'article, excellent, est signé Kent Jones, auteur américain qui a écrit de nombreux textes sur le cinéma. Il recommande l'album "Dub Housing", "un des grands disques de la période et sans doute un des classiques les plus méconnus du rock".
(Tome M-Z (!!) - p. 1369 à 1372)

Les Coins Coupés, de Philippe Garnier (Grasset, 2001)

C'est finalement sous la forme d'un roman, ou plutôt d'une autobiographie romancée, que Philippe Garnier a décidé de nous faire revivre ses années Rock 'n Folk.
Ce livre n'est pas l'anthologie des textes de notre homme que certains attendaient. C'est le récit d'un parcours que le héros, Stretch, ex-journaliste rock, fait à travers les Etats-Unis et à Los Angeles à la rencontre de vinyles perdus, d'anciennes et de nouvelles sensations musicales, de personnages.
La fiction se mêle à la réalité, représentée ici notamment par des extraits des fameux articles.
Amateur de rock ou pas, le lecteur voyage aussi, en compagnie de Stretch... . Il y croise même le ... futur du rock 'n roll !
Stretch rencontre bien sûr David Thomas et Pere Ubu dont il donne une bien belle définition de la musique : " ... des gens qui mettaient sur le même plan et dans un joyeux foutoir sonique et rythmique les Beach Boys, Sun Ra, Roy Orbison, la pataphysique et la sciure de tripot ramenée sous les semelles poétiques de Peter Laughner ... " 
(pages 143 à 145).

Mystery Train, de Greil Marcus (Allia, 2001)

Dans l'introduction de l'édition 2000 de son "Mystery Train", Greil Marcus cite David Thomas et Père Ubu. "Empruntant le titre de son album* à la valise radioactive d'En Quatrième Vitesse, le thriller de Guerre Froide complètement paranoïaque de Robert Aldrich, Pere Ubu monte dans un train qui traverse un pays moderne qui semble une terre ancienne, toutes ruines et présages, prophétie et décadence. Ainsi, le train rend le terrain familier étrange, jamais vu neuf."
(pages 15 à 17)
* Ray Gun Suitcase

England's Dreaming, les Sex Pistols et le Punk, de Jon Savage (Allia, 2002)



(pages 167-170, 226, 285, 474, 491-493, 542, 579, 624 et Discographie)

Punk, de Stephen Colegrave & Chris Sullivan (Seuil, 2002)


Un album de photos assorties de commentaires d'époque. Des textes courts de personnes impliquées à titre divers au "mouvement".
(page 276)

The Beach Boys, L'enfance pour l'éternité de Gaël Tynevez (Camion Blanc, 2002)

 

Le premier livre en français consacré aux Garçons de la Plage et, surtout, à Brian Wilson. Il prend la forme d'une revue discographique subjective et judicieuse. Gaël Tynevez est un fin connaisseur de l'oeuvre wilsonienne, son bouquin, un délice !  Pere Ubu est cité à la rubrique "Les reprises" à la (fatidique) page 209 avec ... une erreur.
(page 209)

Le rock, dictionnaire illustré, (Larousse, 2005)


Nouvelle édition du dictionnaire Larousse mise à jour par l'équipe du magazine Crossroads. Présentation bateau et imparfaite de Pere Ubu. Comme il en est de même pour les Beach Boys, nous avons des doutes sur l'ensemble !
(p. 282)

Cosmos Incorporated, de Maurice Le Dantec (Albin Michel, 2005)


Maurice Le Dantec cite Pere Ubu et "Final Solution" dans son dernier roman, "Cosmos Incorporated" paru en août 2005 chez Albin Michel :
"Plotkine se surprit à fredonner une vieille chanson oubliée d'un groupe rock américain des années 1970 - 1980, nommé Pere Ubu : I don't need a cure, I don't need a final solution ...".
Notons que la chanson n'est pas oubliée de tous et que s'il n'avait pas besoin effectivement de cure, "I need a final solution".
(p. 101)

Pixies, de Emmanuel Dazin (Castor Astral / Castor Music, 2005)


Une excellente biographie consacrée aux Pixies. On y croise Pere Ubu en tant qu'influence et à l'occasion de la tournée américaine commune avec le groupe de Charles Thompson. Ubu Dance Party est référencé dans l'annexe consacrée aux sites Internet à visiter. Emmanuel Dazin, traducteur de biographies musicales, co-anime l'excellente et indispensable revue "Minimum Rock'n'Roll"

Generation Extrème, 1975 - 1982, du punk à la cold-wave, de Frédéric Thébault (Camion Blanc, 2005)

La simple lecture des quelques paragraphes consacrés à Pere Ubu refroidit l'atmosphère. Stiv Bators est présenté comme le premier chanteur des Rocket From The Tombs. Il semble pourtant en être le dernier et sa présence, imposée par Cheetah Chrome, est une des causes de la séparation du groupe. Quant à Tom Herman, il devient Peter Herman dans le livre !
La prochaine édition devrait être corrigée nous a assuré l'auteur, fan de musique avant que d'être auteur.
(p. 90)

2) Les articles
American Graffiti de Philippe Garnier, in Rock & Folk (n° 119, décembre 1976)

A l'occasion d'une visite à New York, Philippe Garnier croise Peter Laughner au CBGB et nous parle, pour la première fois longuement, de Pere Ubu, "un avatar (qui) ne pouvait venir que de Cleveland."

Petits Poissons de Philippe Garnier, in Rock & Folk (n° 121, février 1977)

Dans la seconde moitié des seventies, une énergie grouillante donne naissance aux Etats-Unis à un "nouvel underground". Une multitude de groupes et de petits labels revitalisent le rock. Philippe Garnier fait l'état des lieux (Thundertrain, Nerves, Dwight Twilley Band, Cramps, Jonathan Richman ...) et en profite pour annoncer la sortie du troisième simple de Pere Ubu, "Street Waves".
"... En fait, c'est un peu ça : les disques, on en fait un peu ce que l'on veut. On peut les prendre ou les laisser ; on peut les grossir de nos fantasmes. On peut se passionner pour une bande de fous qui répandent leur alarmant vacarme du fin fond de Cleveland (Ubu, c'est loin d'être fini ; leur soi-disant dissolution n'était qu'une guerre des mondes. Crocus et son gang cherchent à investir un club dans le quartier des entrepôts. Et il y aura un troisième disque pour Noël : "Street Waves" / "My Dark Ages"). Mais qui sont ces types ? Qu'est-ce qu'ils veulent ? Existent-ils vraiment ? La folie et l'énergie dérangée de tous ces mecs (et celle de ceux qui les colportent !), c'est le fuel et la houille de cette chose grouillante et amorphe qu'on pourrait appeler un underground si le mot ne sentait pas si mauvais. ... "

Guérilla Urbaine de Philippe Garnier, in Rock & Folk (n° 126, juillet 1977)

Philippe Garnier rencontre Pere Ubu dans sa bonne ville de Cleveland. " Le ciel est tout rose, rose bonbon, rose malade, rose pas naturel; et au-dessus du ciel il y a comme un couvercle gris plombé qui semble lisse et doux et qu'on croirait pouvoir toucher." Il y croise l'ombre des Beach Boys et ... Devo en concert.

Le Choc du Futur du Docteur Folamour, in Rocks (Mai 1978)

Le Docteur Folamour (?) consacre un article à Devo et Père Ubu dans le numéro 1 (et unique ?) du journal "Rocks". "Ecouter Pere Ubu est encore la meilleure façon de se préparer à ce choc ...". Quel choc ? Celui du futur, celui du 21ème siècle ! Un article qui sent bon le dossier de presse !

Ubu en Amérique de Philippe Garnier, in Rock & Folk (n° 154, novembre 1979)

Le LA des sixties, les deux mille groupes y sévissant en cette fin d'année 1979, les Talking Heads, les Flamin' Groovies vus en concert mais "Tout ça, c'est le rock'n'roll tel qu'on le connaît; tel qu'on peut le décrire des centaines de fois, ça coûte rien. Mais de temps à autre arrive un groupe qui effectue une rupture avec tout ça, ou même qui l'ignore simplement, sans en faire une montagne, et fabrique une musique qui grandit tranquillement mais insidieusement à l'écart, toute seule, unique." Et ce groupe, c'est ...

Classé X de Philippe Garnier, in Rock & Folk (n° 165; octobre 1980)

Pere Ubu de nouveau croisé, cette fois au URGH Festival.

Terrain Vague de Michka Assayas, in Rock & Folk (Mai 1982)

Il y a quelques années, le terme New Wave avait un certain sens ! Michka Assayas passe en revue quelques grands noms du genre. Parmi Television, XTC,  Wire, Monochrome Set, Elvis Costello, Ian Dury, Devo, Squeeze, Undertones et les Feelies ... Pere Ubu :
" Groupe influent, groupe fondamental, groupe maudit. Le triptyque habituel. Des disques hésitants, "The Modern Dance" mis à part, mais des concerts dont peu de gens sont arrivés à se remettre. Je me souviens d'un concert au Gibus par cinquante degrés à l'ombre où David Thomas, armé de son seul manteau et de son expression candide et menaçante, cloua pratiquement tout le monde le dos au mur pendant "The Final Solution". J'y étais, je n'ai pas oublié. A en juger par ce qu'on continue à entendre à droite et à gauche maintenant, peu de gens ont oublié."

Rock Corridor de François Gorin, in Rock & Folk (Novembre 1984)

François Gorin passe en revue les fêlés du rock !
Dans la catégorie des "Grands Malades", nous trouvons, entre autres, Brian Wilson, Syd Barrett et Roky Erickson. Chez les "Savants Fous", nous apercevons Captain Beefheart.
Jonathan Richman et le groupe Monochrome Set croisent David Thomas chez les "Doux-Dingues" : " Aux débuts du Pere Ubu, il se faisait appeler Crocus Benemoth. Une fleurette déguisée en mammouth, qui aime à conter et déplace sa poésie folingue comme en apesanteur. Pour mémoire, David et Pere Ubu viennent de Cleveland, Ohio. Allez faire un tour dans ce joyeux bled et comprenez comment on devient fou des plantes et des petits oiseaux."

Pere Ubu, rubrique News, in Rock & Folk (Avril 1988)

" "Ce n'est pas une réunion", dit Pere Ubu, "mais un renouveau". C'est jouer sur les mots, et peu importe, puisque le résultat est là : Pere Ubu, qui n'existait plus depuis 82 (après sept ans d'existence), est ressuscité. Ce groupe américain, de Cleveland (Ohio), légendaire, coupable d'avoir écrit d'aussi bons morceaux que "Final Solution" (repris par Peter Murphy de Bauhaus) ou "Non Alignment Pact" (repris par Julien Cope et That Petrol Emotion), exemplaire, ne vit pas sur son passé. Les nouveaux morceaux ("George Had A Hat", "We Have The Technology "), qu'on retrouvera sur un album à paraître en mai, valent les anciens. Depuis 82, David Thomas, le chanteur très, très rond, s'est installé à Londres où il pratique ses chansons surréalistes avec des groupes comme les Pedestrians ou les Wooden Birds. Scott Krauss (batteur) et Tony Maimone (basse) ont travaillé avec leur groupe expérimental Home And Garden, et Allen Ravenstine (synthés) a fini par rejoindre les Wooden Birds. C'est finalement en novembre 87, avec Jim Jones (Wooden Birds) à la guitare et un second batteur, Chris Cutler (ex-pionnier rock au sein de Henry Cow), que Pere Ubu a repris la route.
Après treize dates aux Etats-Unis, ils sont enfin arrivés en Europe. Londres les a accueillis avec ferveur et anxiété :
allaient-ils être, comme d'autres groupes réformés, une pâle caricature d'eux-mêmes ? La réponse de Pere Ubu, alliage de force et d'inventivité, vous heurtera courant avril."

Pere Ubu, les enfants trinquent de Barbarian, in Libération (29 avril 1988)

A l'occasion de la tournée française (deux dates, Rennes/Ubu Club et Paris/Rex Club), accompagnant la sortie de "The Tenement Year", une courte interview de David Thomas.
Extrait : "Pere Ubu n'est pas du papier-peint. Ce n'est pas génial, ça n'est pas rempli de suaves mélodies, ni de jolies idées, ni de choses simples. Notre espoir est que, plus nous y mettons de nous-mêmes, plus nous en retirons pour nous-mêmes. Ce n'est pas une idylle populaire mais c'est un genre de distraction."

Ubu Rois de Christophe Bourseiller,  in 7 à Paris (Avril 1988)

Cornegigouille ! Père Ubu est de retour... Quelle étrange manie. Tous les groupes culte du début des années 80 sont pris d'un tic nouveau : ils se reforment au bout de dix ans. Après Wire, Tuxedo Moon, et j'en oublie, voici donc le mystérieux Pere Ubu. Pour la grande histoire, sachez que ce combo US a été créé en 1975. Bizarre et avant-gardiste jusqu'au bout des ongles, il est déjà post-punk en 1976, c'est-à-dire un an avant l'apogée de la " keuponnitude ". Le secret de Pere Ubu ? Un rock déjanté, à mi-chemin entre le jazz, l'inclassable... et les groupes allemands de l'époque (Neu, Faust ...). A cette époque, David Thomas, chanteur slippu à la voix curieusement aiguë, commet un hit-culte-underground-qui-fait-date " Final Solution " , qui restera longtemps l'hymne des adeptes froids de la musique électronique. Hélas ! Après quelques albums diamantaires et sardoniques ("The Modem Danse" , "Dub housing" , et j'en passe), Pere Ubu décide d'arrêter les frais pour se lancer dans d'invraissemblables aventures avant-gardistes. David Thomas le surdoué lance alors les Pedestrians. Il propulse un son qui n'est pas sans évoquer les premiers délires d'un Zappa, ou d'un Captain Beefheart. En 1986, la galère devient cependant fatigante, et nos lascars réfléchissent à un projet fou : reformer Pere Ubu... Nous voici donc en 88. Le tout nouveau groupe vient de sortir un album remarquable : "The Tenement year" . Miracle on dirait du Pere Ubu. Je comprends maintenant ce qui est si agréable avec Pere Ubu : ce sont d'authentiques créateurs. Ils suivent leur route, et se moquent des modes. Bravo, les gars. Pere Ubu passe le 30 avril à l'Elysée Montmartre. C'est évidemment le concert le plus détonant du moment.
(Note : le concert aura finalement lieu au Rex Club)

Cornegidouille ! de Norman Bates, in les Inrockuptibles (n° 12, été 1988)

Norman Bates interroge David Thomas qui, tout en mâchant des chips, déclare : "... par bien des côtés nous sommes un groupe de rock traditionnel, les structures de nos chansons sont extrêmement traditionnelles, il n'y a rien de révolutionnaire ..."

Pere Ubu de Norman Bates, in Les Inrockuptibles (n° 17, juin 1989)

A l'occasion de la sortie de l'album "Cloudland", Bates rencontre et interview David Thomas : "Franchement, je préfère faire de la promotion avec des journaux pour teenagers, c'est plus agréable et plus drôle ..."

Ubu de Kevin Kratz, rubrique News, in Rock & Folk (Juin 1989)

"David Thomas, le chanteur de Pere Ubu, est un personnage impressionnant. Venu de Cleveland, USA, ce Hardy rocker s'est installé à Londres. "Pour des raisons familiales graves", précise-t-il, "mais j'ai horreur de cette ville. Nous ne nous appelons pas Pere Ubu par hasard. J'aime votre pays, sa culture et aussi sa cuisine ! En fait, l'endroit où j'aimerais vivre, c'est chez moi, à Cleveland." Laissons là ces considérations géographiques pour en arriver à ce qui a fait venir David Thomas à Paris : "Cloudland".
"Nous avons déjà fait plus d'une dizaine d'albums. Tous différents les uns des autres. "The Tenement Years" explorait la confusion et le chaos jusqu'à ses limites ultimes. Le dernier, "Cloudland", est comme le Jour d'Après, comme le lendemain d'une explosion, d'une grande tempête. Tout a été ravagé mais le calme est revenu, peut-être même déjà l'apaisement. Quant au prochain album, personne ne peut dire ce qu'il sera. Nous venons de visionner le clip de "Waiting For Mary", chanson pop faussement naïve choisie comme premier single.
"Nous faisons des clips parce qu'on nous le demande. Et puis ça nous amuse, il ne faut pas prendre ça trop au sérieux. C'est notre travail, nous le faisons le mieux possible. Mais il n’y a pas que la musique dans la vie. Elle n'est qu'un moyen de communiquer nos impressions, elle ne saurait en aucun cas se substituer au message. C'est comme lorsque vous achetez une voiture ou un magnétoscope. Vous croyez acheter ces objets, en réalité vous achetez surtout l'idée que l'on vous a imposée de ces objets. Même chose pour les filles des magazines, elles ne vendent pas une marque de produits de maquillage ou des vêtements, elles vendent une image de la femme. Tout ça n'est pas réel."

David Thomas, lui, est bien réel."

Big Daddy de Gilles Riberolles, in Best (n° 251, juin 1989)

A l'occasion de la promo pour l'album "Cloudland", Gilles Riberolles rencontre et interview David Thomas : "On a toujours été un groupe pop"

Pere Ubu au Bataclan de Gilles Riberolles, in Best (n° 253, août 1989)

"... Schizoïdes de la pop music américaine (suite). David Thomas s'embourbe. II improvise seul avec un accordéon une chanson cajun, le groupe patiente en silence, mais perdu il stoppe en cours de route ; pas grave, c'était juste pour faire plaisir. II pose l'instrument, essuie quelques gouttes de transpiration, voici: "Modern Dance". A l'appel du pachyderme, les Pere Ubu démarrent au quart de tour ce qui en son temps (79) fut un hymne de pop avant-garde. "Modern Dance" que les happenings poétiques et autres thérapies exotiques de Thomas n'auront pas suffit à faire oublier, ni non plus les récents morceaux, trop pop pour être honnêtes. Dommage. La Modern Dance n'a plus rien de moderne en 89. II avait pourtant l'air bien seul avec son accordéon, David Thomas."

Pere Ubu, la machine rock à décerveler de Barbarian, in Libération (23 juin 1993)

Nouveau concert parisien, au Passage du Nord Ouest, pour la sortie de "Story Of My Life", nouvel interview.
Extrait : "Je n'aime pas trop citer Orson Welles mais je me sens proche de lui : lui aussi cherchait du fric sans arrêt pour concrétiser ses idées. Je ressens la même chose que lui, à part que je n'ai pas encore fait mon "Citizen Kane". Ici et là, oui, on a réussi à être poignants. Mais les hamburgers sont à point."

Pere Ubu, interview d'Alexis Bernier in Rock & Folk (Janvier 1996)

A l'occasion de la sortie de l'album "Raygun Suitcase", David Thomas parle de la musique de Pere Ubu, de sa manière de fonctionner, ce qu'est le rock pour le groupe, de sa passion pour Brian Wilson.


Pere Ubu, l'Incinérateur de Cadavres d'Eric Dahan, in Rock & Folk (Décembre 1996)

David Thomas reçoit Rock & Folk dans un pub londonien pour la sortie du coffret "Datapanik in The Year Zero" et du premier Two Pale Boys "Erewhon".
Extrait : "Je ne m'intéresse qu'au chant, à la voix. La musique n'existe que pour qu'on chante dessus, n'a aucun sens sans chanteur. Ce qui m'intéresse, ce sont des bruits sur lesquels chanter..." 

Petit Papa Ubu de Stéphane Deschamps, in Les Inrockuptibles (1997)

Un article paru dans la revue "Les Inrockuptibles" à l'occasion de la sortie du coffret "Datapanik In The Year Zero" et du premier album studio de David Thomas & Two Pale Boys "Erewhon". Retour historique et perspective d'avenir agrémentés de propos de David Thomas extraits du dossier de presse.


Singles de Emmanuelle Debaussart, in Rock & Folk (n° 358, Juin 1997 )

Emmanuelle Debaussart confie à David Thomas la chronique des nouveautés singles du mois. Décapant, corrosif ... ubien.
Extrait : "Je pense que les Beatles ont été surestimés. C'est un groupe mineur dont personne ne se souviendra dans cinquante ans. On se souviendra du MC5, de Captain Beefheart et de Brian Wilson au même titre que de Mozart et on oubliera les Beatles comme on a oublié Antonio Salieri." Chouette, plus que quarante quatre ans !

Que sont-ils devenus ? de Nicolas Ungemuth, in Rock & Folk n° 432 (juillet 2003)

Un article "ubuesque" de Nicolas Ungemuth qui se prend les pieds dans le tapis de l'histoire !

Interview de Sue Rynski par Thyerry Supervielle, in Crossroads (n° 13, septembre 2003)

A l'occasion de son excellente exposition "Rock & Punk Photography" (Galerie "Aux Arts etc..., Paris 11ème, septembre 2003), le magazine Crossroads interview Sue Rynski :

Q : "Plus étonnante est la présence, à plusieurs reprises, du groupe Pere Ubu, avec un David Thomas déjà grassouillet mais en pleine possession de toute sa matière capillaire ..."

R : "Je vais vous faire une petite confidence : entre David et moi, il y a eu jadis quelque chose comme une histoire d'amour secrète, ou plutôt révélée par des moyens, voire des personnes détournées ... J'ai su trop tard qu'il était secrètement amoureux de moi et je ne l'ai pratiquement pas revu depuis une vingtaine d'année ! J'espère bien qu'il va venir en personne à ma petite exposition et que nous allons pouvoir parler comme deux adultes responsables, ce serait vraiment chouette ! Mais ne vous méprenez pas : je suis mariée et très heureuse de l'être, je voudrais simplement crever un abcès ouvert depuis longtemps ..."

Crossroads déforme les propos tenus par Sue Rynski au cours de cet entretien. Voici ce qu'elle en dit :
" En ce qui concerne les citations qui me sont attribuées dans cette interview, en fait, ce ne sont pas vraiment mes paroles mais il y a eu quelque transformation. Il est vrai que j'ai dit dans le cours de la conversation qu'à l'époque (1978) un ami à moi m'avait dit que "David Thomas has a crush on you" - ce qui veut dire en français : "avoir le béguin". J'ai dit aussi au journaliste que je ne savais pas du tout si cela était vrai ou non. Ce n'était pas mon intention de raconter des potins.
En tout cas, David Thomas et moi nous rencontrions de temps en temps à Détroit et à Cleveland seulement dans le cadre de la scène musicale, sans plus." (
Sue Rynsky - 20 novembre 2003)

Internet par Géant Vert, in Rock & Folk (n° 435, novembre 2003)

"... Alors que l'industrie du disque est au bord du chaos, une bonne nouvelle arrive des Etats-Unis : Rocket From The Tombs, l'un des groupes protopunks les plus puissants du monde, se reforme pour une tournée US qui démarre cette automne. Pour la petite histoire, Rocket From The Tombs s'est séparé en 1975 pour donner naissance à deux groupes : les Dead Boys et Pere Ubu, soit deux des piliers de l'explosion punk américaine. L'occasion est bien trop belle pour ne pas aller faire un tour sur The Home Of Ubu Project pour prendre le pouls d'un des fondateurs du Noise Art, le plus qu'imposant David Thomas. En quelques clics, des tonnes d'informations s'affichent sur l'écran et l'internaute aura bien du mal à retenir d'un coup tous les projets du bonhomme. Ce qui est rafraîchissant dans la lecture de ces pages, c'est qu'elles démontrent qu'un artiste qui n'a plus vraiment le soutien des médias peut malgré tout continuer à exister grâce au soutien d'un bon site Internet qui vaut ici tous les attachés de presse du monde. ..."


No Future, chronologie punk par Damien Almira, in Rock & Folk, spécial Punk (Hors Série n° 19, décembre 2003)

"18 février (1976)
A Cleveland, le groupe Pere Ubu enregistre le single "Final Solution", soit une mise à mort du "Summertimes Blues" version Blue Cheer. Objectif : conter une "chanson pour adolescents angoissés et abasourdis". En plein dans le mille ..."


Trésors Cachés par Pascal Bertin, in 50 ans de Rock, vol. 2, Les Inrocks 2 ( n° 4H, août 2004)

50 artistes essentiels du rock, rayon trésors cachés. A la lettre P ...
Album conseillé : Dub Housing

• Post Punk par Nicolas Ungemuth, in Rock & Folk, (n° 451, mars 2005)

"Guitares aigrelettes et rythmiques raides sont de retour, et tout cela évoque la bouillonnante période 1978-1983 : l'Après-Punk, ici résumé en trente disques superbes à écouter en attendant le prochain Strokes ..."

"The Modern Dance
Des Américains qui avaient lu Jarry ne pouvaient être foncièrement mauvais. Avec leur new wave explosive et les déclarations iconoclastes de David Thomas, fort leader moustachu, Pere Ubu, étrange groupe vénérant les Stooges - les racines du groupe remontent au mythique combo Rocket From The Tomb - mais accouchant d'une musique bizarrement arty, avait fait très fort avec ce premier album étrange et violent, faisant suite au mythique single Final Solution ... Le disque, qui n'avait presque pas marché à l'époque, est devenu ultra culte pour son radicalisme sans concession et ses riffs de guitare dévastateurs. Il est toujours d'actualité aujourd'hui."

• David Thomas and the Two Pale Boys, in 20 minutes (31 mars 2005)


A l'occasion du concert parisien des 2PB au Nouveau Casino, le 31 mars dernier, le quotidien "20 minutes" consacre quelques lignes au groupe :
"David Thomas est l'ex-leader de Pere Ubu, combo post-punk américain. Avec ses Two Pale Boys, il génère une musique étrange, dominée par sa voix incantatoire. A ne pas manquer en première partie : la pop solaire d'Austin Lace."


• 20 albums incontournables par Jean-Daniel Beauvallet, in Punk ! Les 30 ans d'une insurrection culturelle, Les Inrocks 2 ( n° 16, septembre 2006)

La revue dresse un tableau complet du "mouvement". "The Modern Dance" figure parmi les 20 albums incontournables du punk américain.

"Nettement plus instruit que la moyenne punk - on ne choisit pas innocemment chez Jarry son patronyme - et déjà actif dans l'underground rock depuis des années, David Thomas forma Pere Ubu dans la sinistre cité de Cleveland dès 75. Chantées d'une voix étonnamment haut perchée, maltraitées par des bruits blancs et des guitares dans le rouge, les chansons de Pere Ubu - notamment la phénoménale Final Solution - demeurent des monstres intacts de tension et d'étrangeté."