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... A Cleveland, avec El, passant deux jours dans le phalanstère de Pere Ubu, ... (Stretch) avait découvert l'autre pan de la nouvelle musique, des gens qui mettaient sur le même plan et dans un joyeux foutoir sonique et rythmique les Beach Boys, Sun Ra, Roy Orbison, la pataphysique et la sciure de tripot ramenée sous les semelles poétiques de Peter Laughner ...
Philippe Garnier, in "Les Coins Coupés", Roman - Edition Grasset - 2001

logo album Joyau noir et incandescent et sans contexte un sommet de l'oeuvre ubuesque. Une merveille.
Gilles Garrigos, in Rock & Folk, oct. 06
Hearpen/Glitterhouse Records, GRCD651, 2006

Pere Ubu 2008
Photo du groupe De gauche à droite, Steve Mehlman (Batterie), Michele Temple (Basse, Choeurs), Keith Moliné (Guitare, Choeurs), David Thomas (La Voix) et Robert Wheeler (Synthetiseur EML, Theremin).

Le Guide de l'Acheteur
Gueux, ignorants, petits veinards : vous ne connaissez rien de l'oeuvre Ubienne ? Le bonheur s'offre à vous, laissez-vous guider ! Ici, nous avons toujours pensé que quiconque passait avec succès le test "30 Seconds Over Tokyo" était prêt. Terminal Tower Pour cela, commencez par la compilation Terminal Tower, 2ème titre. 6'21 de plaisir ou de fracas. Les bombardiers sont là, survolant Tokyo. Si vous ressentez du plaisir, profitez de l'instant pour découvrir quelques classiques, "Final Solution", "Heart Of Darkness" ou encore "Heaven". Il s'agit là des toutes premières heures du groupe. Continuez donc, tenez, avec la dernière livraison, Why I Hate Women, l'un des plus beaux disques de nos amis. Vous venez de parcourir plus de 30 ans d'histoire ! Revenez en arrière et attaquer le premier album Modern Dance, un album majeur que l'on trouve souvent dans les listes ou classements des "meilleurs albums de ...". Puis plongez sur le deuxième effort du groupe Dub Housing. La pièce maîtresse ? Il se pourrait que vous le pensiez ! Ensuite, remontez l'histoire, faites un petit tour par la période Fontana, The Tenement Year ou Worlds In Collision ou tout simplement décidez par vous même. Quant aux mécréants pour qui "30 Seconds" n'a été que fracas sans sens, recommencez dès le début ou passez votre chemin !

Pour une discographie définitive
Nous nous sommes embarqués dans une drôle d'aventure : mettre au point la discographie définitive de Pere Ubu. Toutes les sorties, tous les formats, du single à l'album en passant par le flexi russe, bref, tout ce qui existe ! Premier pas : tous les albums en vinyle, cassette ou cd. Ce lien vous conduira à la première liste établie en fichier pdf. Toutes informations ou corrections sont les bienvenues ici .

Calendrier
Pour suivre, voir et écouter live le groupe ou tout ce qui s'y rapporte, il n'y a pas mieux : Ubu Projex Calendar

Bring Me The Head Of Ubu Roi
Ubu Roi David Thomas (Père Ubu) et Sarah Jane Morris (Mère Ubu).

Ubu Dance, le groupe de discussion
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Bring Me The Head Of Ubu Roi, Ubu Roi à Londres

Pere Ubu a présenté Ubu Roi, la pièce de théâtre d'Alfred Jarry (1898), précurseur des mouvements artistiques Dada et Surréalistes, les jeudi 24 avril et vendredi 25 avril 2008 au Queen Elizabeth Hall, à Londres, dans le cadre de l'Ether Festival.
Sarah-Jane Morris (ex-Communards) tient le rôle de Mère Ubu et David Thomas celui du Père Ubu. Chaque membre du groupe a un ou plusieurs rôles mineurs. Les Brothers Quay ont créé pour l'occasion un film d'animation, élément principal du décors. La production comprend une musique originale, 10 titres, composée et jouée par le groupe. Gargarine (Dids), habituel sonorisateur du groupe, apporte sa contribution par des intermèdes électroniques.
Le groupe souhaite maintenant présenter ce spectacle sur scène partout où ce sera possible.

Jeudi 24 avril, 19 h 15. Les portes du Queen Elizabeth Hall de Londres s’ouvrent au public venu assister à la première de Bring Me The Head of Ubu Roi, l’adaptation par David Thomas d’Ubu Roi, la pièce d’Alfred Jarry.
C’est adolescent que David Thomas est tombé dans l’œuvre d’Alfred Jarry alors qu’il fréquentait la High School. Il a déclaré un jour dans une interview qu’elle pouvait se lire en une après-midi. Plus qu’à sa qualité littéraire, David Thomas accorde de l’importance aux idées de Jarry et surtout à la manière dont la pièce engage l’auditeur dans le processus créatif en mettant en œuvre son imagination.
L’adaptation se veut à la fois libre et respectueuse du texte original. David Thomas s’est centré sur ce qui dans la pièce, peut montrer que de nos jours encore, le complexe politico-médiatico-industriel est rempli de personnages plus grotesques que ceux de Jarry. Des parties du texte ont été enlevées, d’autres ajoutées ; le principe était de pouvoir glisser l’histoire dans une structure de chansons rock entrecoupées de narration.
Bring Me The Head Of Ubu Roi Pas de décors si ce n’est deux fauteuils sur la gauche de la scène. Les instruments sont installés sur la droite, en ligne dans le prolongement des spectateurs, au bord de la scène le Theremin et le synthé de Robert Wheeler, au fond la batterie de Steve Mehlman, entre les deux, le reste. Un panneau indique que cette partie de la scène est invisible ! Au fond, un écran sur lequel sera projeté les films d’animation créés pour l’occasion par les Brothers Quay. Au centre se trouvent le micro du Père Ubu (David Thomas) et, légèrement sur la gauche, celui de la Mère Ubu (formidable Sarah Jane Morris).
Une certaine tension semble régner avant le début de la représentation. Les spectateurs présents peuvent entendre David Thomas hurler dans les coulisses.

19 h 35. Alors que la lumière s’est éteinte, l’ensemble de la troupe, soit le groupe au grand complet sans David mais avec Dids et un adolescent, qui se révélera être le fils de Sarah Jane Morris, traverse la scène en file indienne dans une démarche grotesque et rejoint les instruments. Steve Mehlman et Michele Temple restent au centre et effectuent ce qui semble être une étrange parade militaire. David entre en scène, non pas dans la peau du Père Ubu mais dans celle du metteur en scène, et intervient pour replacer Steve, qui reste imperturbable. La narration commence, entrecoupée des nouveaux titres joués par le groupe. Chaque musicien a un rôle. David Thomas semble irrité, il intervient sans cesse pour reprendre le placement ou la diction des « acteurs ». Il hurle. Des « fucks » raisonnent … Est-il vraiment en rage parce que cela ne se passe pas comme il le souhaite ou simule-t’il cette rage, est-ce pour lui le moyen d’évacuer une énorme tension ?
Je suis moi-même extrêmement tendu et je m’attends à ce que tout craque d’un instant à l’autre. Le public reste dans l’ensemble assez froid.
David Thomas Si ce n’était la qualité de la musique, on se croirait devant une troupe amateur n’ayant pas assez répété sa pièce. Après ¾ d’heure de cette tension, l’entracte intervient. Un message sur l’écran nous invite à aller boire pour donner du sens à tout ça. Et ça aide ! Je trouve enfin une clef : nous n’assistons pas à une simple représentation de la pièce d’Alfred Jarry mais à un show de Pere Ubu, le groupe, dont la set-list est construite autour de l’adaptation signé David Thomas. C’est grotesque, absurde … merveilleux … ubuesque ! Pour preuve, ce moment magique où Michelle, interprétant le rôle de l’Armée Polonaise, ne récite pas son texte comme le metteur en scène le souhaite et, sous les assauts de David, finit par prononcer dans un début de fou rire un « excuse me » pas vraiment prévu. A la fin, comme la tradition le veut, la troupe se rassemble au centre de la scène et un tonnerre d’applaudissements enregistrés sort de la sono. Le public reste sans voix !

21 h 45, aftershow. Robert Wheeler, qui s’est beaucoup donné sur scène, m’explique qu’en fait c’est la première fois que la troupe a pu jouer en totalité la pièce. Autant le groupe s'est investi sur la musique autant il a manqué de moyens et de temps pour répéter. David Thomas décompresse et semble finalement très calme. Il n’est visiblement pas satisfait du spectacle donné mais fourmille déjà d’idées pour l’améliorer le lendemain soir. Et puis, bonne nouvelle, la musique, à la fois innovante et familière, est déjà enregistrée.

22 h 45. Dans la nuit londonienne, je me dis que je viens simplement d’assister à la première représentation « avant-garage » d’Ubu Roi, une pièce d’Alfred Jarry, par un groupe américain de rock qui porte si bien son nom.

Charlie Dontsurf
Merci tout spécialement à Eléonore et à Robert Wheeler.

Bring Me The Head Of Ubu Roi, la musique

Les nouveaux titres sont déjà couchés sur bande. Sarah Jane Morris doit enregistrer sa partie vocale à la fin du mois de mai. Ensuite, David Thomas mixera le tout au studio Suma. L'album devrait sortir à l'automne prochain.
Une bonne partie de ces nouveaux titres a été écrite par David Thomas avec une grosse participation de Steve Mehlman qui a structuré l'ensemble. L'Ubu Overture est l'oeuvre de Keith Moliné. C'est un titre assez complexe, avec une progression mathématique, dans lequel chaque musicien joue sur un rythme différent. C'est une démo du titre intégrée au film d'animation qui a été utilisée lors des deux représentations londoniennes.

Sentimental Journey, live

On trouve une version live de Sentimental Journey, enregistrée en 1978, sur la compilation Anthology of Noise & Electronic Music, Vol. 5 (Sub Rosa Records).

Mort de Jim Jones

Jim Jones, guitariste de la période Fontana du groupe, entre autres, est décédé d'une crise cardiaque le lundi 18 février 2008 à l'âge de 57 ans. Pour des raisons de santé, il avait arrêté de tourner avec Pere Ubu après l'enregistrement de l'album Ray Gun Suitcase mais avait néanmoins participé à l'enregistrement des albums Pennsylvania et, dans une moindre mesure, St Arkansas. Il a été un membre actif de la scène Clevelandienne, participant notamment aux groupes The Mirrors, Easter Monkeys et Home & Garden.

Pere Ubu à Villejuif (94), Festival Sons d'Hiver

Le vendredi 15 février 2008, Pere Ubu s'est produit à Villejuif (Théatre Romain Rolland). Le groupe était invité dans le cadre du Festival Sons d'Hiver et la salle affichait complet.

Merci à Sue, Alex & Christophe et tout spécialement, parmi l'équipe des Sons d'Hiver, à Leda pour son accueil chaleureux malgré la fatigue et Denis, pour les pass.

Hearpen.com

Oh Pennsylvania, I Do Remember Thee

Hearpen existe pour vendre de l'âme. Ce n'est pas de la marchandise. Cela s'appelle de la musique. Nous vous proposons de télécharger des enregistrements pour lesquels un lancement commercial n'est pas jugé pratique, des titres live et autres raretés de Pere Ubu et des groupes liés au groupe ou à l' Ubu Projex.
La description du contenu du site est on ne peut plus claire. Parmi les joyaux disponibles, citons "Oh Pensylvannia, I Do Remember Thee", soit une compilation préparée par David Thomas de titres live enregistrés en 1998 et 2003 ou encore "Petit Ubu" où le groupe dans une formation très reserrée fait le tour acoustique des radios US en 1991 et 1993 pour promouvoir "Worlds in Collision" et "Story Of My Life". Notons aussi la présence du célèbre bootleg The U-Men, d'un enregistrement de 1977 au Pirate's Cove de Cleveland ou encore un superbe show de 1991 au Paradiso d'Amsterdam. Il est conseillé également de se jeter sur l'excellent album de Tom Herman, "Wait For It".
Profitez-en pendant qu'il est encore temps !

Patchwork 3 avec Sue Rynsky

Le laboratoire photographique Imaginoir et l'association Grains de Beauté Promotion organisent Pacthwork 3, une exposition collective. La (très) bonne nouvelle, c'est que notre photographe rock préférée y présente une nouvelle et récente série de photos intitulée, tout un programme, My Bar. C'est jusqu'au 31 mai 2008 au 8 passage Montbrun à Paris (14ème).

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